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L'actualité de CENTURY 21 Agence Babut

Vente de l’Extraordinaire Collection Napoléonienne du Palais Princier de Monaco

Publiée le 13/11/2014

La salle des ventes de Fontainebleau ( Maître Osenat) organise les samedi 15 novembre et dimanche 16 novembre la vente aux enchères de 100 objets de la collection Napoléonnienne appartenants au Palais Princier de Monaco.

Thèmes de la vente : Peintures & Arts Graphiques, Mobilier, Objets d'Art, Armes anciennes, Militaria, Livres, Documents, Autographes, Collections

 dont le légendaire chapeau de l'empereur Napoléon 1er estimé entre 300 000 et 400 000 €. Pour la valeur historique de cette vente, le chapeau de Napoléon a été adjugé à plus de 4 fois sont estimation.

 

Légendaire chapeau de l’empereur Napoléon Ier, de forme traditionnelle dite à la française, en feutre dit en castor noir, orné :
- d’une cocarde blanche, bleue et rouge au centre, (refaite postérieurement),
- d’une simple ganse de soie noire
- et d’un reste de bouton en bois dont la garniture n’est plus.
Ce bouton était d’origine recouvert de soie ou de crins noirs.
La partie supérieure de l’aile de devant est renforcée à l’intérieur par une pièce cousue de feutre noir de 16,5 cm de long sur 3 cm de large, comme le sont tous les chapeaux de l’Empereur.
Cette pièce de renfort permettant la prise en main ainsi que la bonne tenue.
Ce chapeau a conservé sa coiffe intérieure (ce qui est particulièrement rare).
Elle est en soie matelassée gris-vert, à trois piqûres concentriques dans le fond et des piqûres longitudinales sur les côtés. Sans cuir sur le pourtour (l’Empereur ne le supportait pas).
Longueur : 49 cm. Hauteur aile arrière : 20,7 cm. Hauteur aile avant : 15 cm. Diamètre intérieur : 56 cm. B.E. d’usage, importantes traces de port (quelques petites déchirures, bordure intérieure avant usée, petit manque à la coiffe intérieure).

Provenance :
- Joseph GIRAUD, vétérinaire de la Maison de l’Empereur.
- Par succession, famille LOIR, puis famille CLAITTE.
- Vente aux enchères des Souvenirs de GIRAUD, vétérinaire en chef des Ecuries de la Maison de l’Empereur, le 3 juin 1926 (Maitre ALBINET, expert Pierre FOURY), n°78, Vendu 51 836 francs.
( La trousse de vétérinaire et des brevets lui ayant appartenu étaient également dispersés).
- Musée napoléonien de Monaco.

On y joint un dossier relatif à Joseph GIRAUD : - Acte de naissance, fait à Sisteron le 26 mars 1777. Signatures des témoins et cachets de cire rouge.
- Brevet de vétérinaire au nom du sieur Giraud. Fait le 20 novembre 1780. Signé « Louis ».
Sur vélin.
- Brevet l’autorisant à porter une médaille du prix de pratique de l’école vétérinaire. Entête aux Grandes Armes de France et du chevalier Berthier.
Fait à Paris le 18 septembre 1786. Sur vélin. Avec sa copie conforme manuscrite.
- Beau brevet gravé d’affilié à la loge de l’Aigle française au nom de Joseph Giraud. Signatures et cachet sec tenus par un ruban de soie bleu clair. Sur vélin.
- Rare brevet de vétérinaire en chef des Ecuries de l’empereur. Entête aux Grandes Armes impériales. Entête, signature et cachet de cire rouge du Grand Ecuyer Armand de Caulaincourt duc de Vicence. Donné à St Petersbourg le 14 octobre 1809.
- Lettre l’informant qu’il s’est vu attribuer la décoration du lys.
- Pension à entête de la Maison du Roi, pour la veuve de Giraud, vétérinaire en chef aux écuries du Roi. Fait le 2 novembre 1825. Signature du duc de Doudeauville. Cachet sec aux Grandes Armes de France. Cachets à l’encre de 1827 à 1832 au dos. Sur vélin.

Historique :
- Ce chapeau a été récupéré par Giraud, alors vétérinaire des Ecuries de la Maison de l’Empereur.
- Présenté en 1895 par Germain BAPST, d’après la tradition familiale, comme étant récupéré à Marengo, le chapeau correspond toutefois à ceux utilisés par l’Empereur durant l’Empire (bien qu’il ait commencé à porter son célèbre chapeau, sans galon à partir du Consulat).
En effet, ce n’est qu’à partir de 1800 que Bonaparte prendra l’habitude de coiffer son célèbre petit chapeau dit « à la française », toujours du même modèle, hormis quelques minimes différences de dimensions. En fait il était d’un type porté par les officiers en petite tenue.
Pendant les quinze ans de l’Empire, il en usa environ cent vingt, fabriqués pour la plupart par Poupart & Cie « Chapelier, costumier et passementier de l’Empereur et des Princes » dont le magasin se trouvait au Palais du Tribunal, actuel Palais Royal. A partir de 1813, l’Empereur changea de fournisseurs et commanda ses chapeaux à Maneglier, rue de Richelieu. Napoléon avait constamment douze chapeaux en service, chacun d’eux devant durer trois ans, étant renouvelés à raison de quatre par an. Comme il n’aimait pas les chapeaux neufs, il les faisait briser par Constant. Les chapeaux coûtaient 60 francs.

Comparaisons techniques :
- La tour intérieur de tête, de forme particulièrement ronde comme toujours pour l’Empereur et comme ici, est de 56 cm. Les tours intérieurs de tête varient sur les chapeaux de 56 à 59 cm.
- La longueur est de 49 cm, comme les chapeaux du Musée de l’Armée et notamment celui de la Campagne de Russie.
- L’aile avant est de 15 cm, pour comparaison le chapeau d’Eylau est de 14,5 cm et celui de 1812 est de 15,5 cm.
- L’aile arrière est de 20,7 cm, pour comparaison celui d’Eylau fait 20,3 cm et celui de Russie 23,5 cm.
- Un chapeau de la Campagne de Russie, provenance DULUD, vente du 18 juin 1975, expert Robert Jean Charles, possède lui aussi un renfort sur la partie supérieure de l’aile antérieure, pour en faciliter la bonne tenue et la prise en main.
- La coiffe intérieure est particulièrement caractéristique des chapeaux de Napoléon, sans cuir, l’Empereur y était allergique, en soie ouatée, à piqûres concentriques au fond et longitudinales sur les côtés. La comparaison avec les chapeaux du Musée de l’Armée étant la aussi particulièrement explicite.
- La cocarde actuelle ayant été refaite sur les conseils de l’Expert M. Johnson, s’explique par le fait que l’Empereur au moment de réformer ses chapeaux usagés en faisait découdre les cocardes par CONSTANT.

On y joint un important dossier relatif au chapeau :
- Une correspondance de Jean Bourguignon, conservateur national de La Malmaison, relative au prêt du chapeau.
- Une lettre d’Edouard Detaille relative à l’achat du chapeau. Fait le 8 août 1885.
Il est embarrassé pour lui proposer un prix et souhaite qu’elle lui dise le sien.
« C’est moins comme un souvenir historique que comme objet militaire que je suis désireux de l’acquérir. »
« Ces objets ne sont destinés à sortir de chez moi que pour entrer dans un musée militaire. »
« Cette collection finit par me revenir assez cher et je ne puis pour un objet même unique consacrer une somme très importante.
Exposition :
- Exposition historique et militaire de la Révolution et de l’Empire, organisée par Germain BAPST en 1895, n°222.
- Exposition pour le centenaire de la mort de l’Empereur
organisée à la Malmaison en 1921.
- Prêté pour l’exposition permanente de la Malmaison en 1924. On joint une reproduction du reçu de Jean BOURGUIGNON, conservateur.

Fondé en 1816, l’Hôtel des Ventes de Fontainebleau est situé face au Château

L’Hôtel des Ventes de Fontainebleau

5 rue Royale

77300 Fontainebleau

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